lundi 26 septembre 2016

Un avis divisionnaire sur l'éolien industriel en Lozère



Divisons pour régner, c’est bien le propre d’un ingénieur divisionnaire

                Dans l’avis à la commission des sites de Lozère au titre de la présentation du projet éolien EDF EN « Lou Paou II »  préparé par l’ingénieur divisionnaire de la DREAL, nous soulevons  2 points importants de manque de compétence et de manque de déontologie républicaine.

En matière d’expertise dans le domaine du paysage

                Nous ne savons comment cet ingénieur a été formé, mais sur la question du paysage il y a un problème évident d’incompétence professionnelle. Alors que la densification de l’éolien pose sans développer d’autres points, des questions  de compatibilité paysagère avec un secteur emblématique lozérien à la jointure des massifs très identitaires de la Lozère ( les Causses, la Margeride, les Cévennes, l’Aubrac, la vallée du Lot), et des questions d’un minimum de respect du panorama emblématique encore intègre de Fortunio, notre soit-disant expert de la DREAL affiche que ce projet s’intègre car il y a la suppression de 2 éoliennes et le déplacement de 2 machines par rapport au projet initial. C’est effectivement un peu court comme argument, et c’est éminemment prendre les citoyens pour des demeurés en matière de paysage ; et c’est bien trop payé pour un salaire d’ingénieur divisionnaire.
(Extrait avis de la DREAL à la CDS 48)
En matière de déontologie républicaine

                Mais il y a plus grave ; notre démocratie a mis en place des procédures de consultation publique sur les grands projets, pour permettre à chaque citoyen de s’exprimer sans distinction de leur origine, mais aussi de leur couleur de peau, ou de leur obédience philosophique ou religieuse ; mais aujourd’hui l’analyse numérique permet à notre divisionnaire de faire des partitions entre le lieu de résidence des citoyens qui se sont exprimé à l’enquête, pour proposer des conclusions hasardeuses.
                Lors du grand débarquement de nos alliés sur les côtes normandes, si notre divisionnaire avait eu à formuler son avis, il est certain qu’il aurait été défavorable ; vous vous rendez compte à l’époque à part le commando Kieffer, il y a avait peu de français parmi les nombreux débarqués sur les plages qui  sont morts par milliers pour qu’aujourd’hui nous ayons encore le droit de nous exprimer.
                En fait la plupart des gens qui se sont exprimé lors de l’enquête publique ont soit des attaches culturelles et affectives, soit des attaches familiales, soit des lieux de résidences secondaires ou de retraites, soit des domiciliations fiscales, et en plus des arguments factuels fondés contre l’éolien industriel en Lozère ; mais notre divisionnaire doit considérer ces points comme secondaires, alors qu'il y a 279 avis défavorables sur 399 participations écrites, ce qui n'est même pas repris par notre divisionnaire.   Bonjour notre démocratie.