L'opposition à l'éolien en Lozère est toujours d'actualité ; ces derniers jours plusieurs associations locales manifestaient devant la préfecture pour faire part de leur opposition à la reprise des travaux sur le projet éolien des Taillades.
Ce projet avait fait l'objet il y a quelques mois d'une décision préfectorale arrêtant les travaux, et les associations sont surprises de la reprise des travaux alors qu'aucun élément nouveau ne semble le justifier.
Quelles sont les raisons secrètes pour que la préfète laisse faire la reprise des travaux d'un projet éolien contestable, et envoie la maréchaussée faire enlever des banderoles inoffensives s'exprimant sur la place Urbain V, face à la préfecture, contre l'éolien industriel en Lozère ?? Alors qu'une semaine avant la ville était bloquée par une manifestation des éleveurs à juste titre contre le loup, et là on pas demandé à la maréchaussée de faire enlever les banderoles.
Il n'y a pas vraiment urgence, ni nécessité impérative à favoriser ces travaux, car ce n'est pas l'éolien industriel qui va sauver notre mix énergétique. Renseignez vous mais pas dans les médias traditionnels : en cette période de canicule on parle beaucoup de la problématique énergétique due aux pointes de consommation, en particulier par le recours aux différents système de rafraichissement très consommateurs d'énergie ; les médias savent nous dire que pour des problèmes de régulation de la température des cours d'eau, il faut limiter la puissance de quelques réacteurs, par contre on ne nous dit pas qu'en période de canicule les éoliennes en l'absence de vent tournent peu ou pas et donc produisent "pinuts" http://energiesnouvelles.info/media/com_acymailing/upload/cp_fed02082018_panneeolien_1.pdfut ; c'est la problématique de ces énergies aléatoires, connue depuis longtemps dans ce blog, mais il ne faut surtout pas informer le bon peuple de l'incohérence énergétique de cette filière, et des profits financiers et fiscaux pour certains qui savent défendre leurs intérêts.
Et pendant ce temps la Région Occitanie dans le dernier "le Journal de ma Région" comme le font régulièrement nos élus de la Lozère s'exprime sur nos extraordinaires sites patrimoniaux régionaux, mais est muette sur le risque de l'éolien industriel sur nos extraordinaires espaces ruraux de montagne.
Rappelez vous en Lozère, il y a 10ans personne ne parlait du loup, et aujourd'hui c'est devenu un problème de notre société rurale. Et bien aujourd'hui le vrai loup en Lozère c'est l'éolien industriel, qui s'avance de façon masqué, pour que le bon peuple dise "çà ne se fera pas", mais les faits sont têtus. Regardons en France les secteurs où les habitants ont été attentistes, aujourd'hui ils se réveillent 10 ans plus tard avec des espaces dégradés pour longtemps, en constatant que cette filière éolienne ne participe que très peu au mix énergétique, qu'elle n'a pas amélioré notre taux de rejet de gaz à effet de serre, et que suite à sa production aléatoire elle ne produit pas quand on en a besoin.
Et les faits sont toujours têtus ; malgré l'avis de la commissaire enquêtrice du projet éolien de Taillades qui nous répondait que "la nuit les gens ils dorment ", et bien régulièrement dans la presse nous avons depuis régulièrement de nombreux articles sur les nuits étoilés de Lozère, et sur la politique de lutte contre les pollutions lumineuses sur le secteur de l'arrêté de biosphère des Cévennes. Et bien ce ne sont pas les gens qui dorment mais nos élus, qui ont laissé faire ce projet des Taillades, qui va complètement impacter de jour comme de nuit un massif encore intact.
Aussi continuons à dire qu'il faut respecter nos espaces de Lozère
Et là c'est une banderole que sur ordre la maréchaussée ne peut pas nous enlever. Il nous faut rappeler à la préfète que la loi paysage de 1993, a très clairement affiché dans le texte que le paysage faisait partie du patrimoine commun de la nation. Et donc à ce titre elle ne peut nous empêcher de nous exprimer sur le respect des principes de cette loi.
samedi 4 août 2018
dimanche 29 juillet 2018
En Lozère informons nous sur les décisions de la Cour Européenne
En France on continue à marcher sur la tête ; on nous enfume avec des affaires qui n'en sont pas, comme l'affaire Benalla, lisez l'article de Brice Couturier sur cette affaire, on nous prend, les citoyens, vraiment pour des cons, et nos élus qui se sont engouffrés pour faire le buzz sur cette non-affaire ne sont pas dignes d'être des représentants de la république.
C'est vraiment bizarre, alors qu'il y a quelques semaines c'était l'euphorie sur l'esprit de la république, aujourd'hui on retombe dans la banalité du "mal français" ; et même en Lozère dans notre dernier quotidien, en 2ème page si nous pouvons apprécier l'édito, nous sommes très septiques sur la qualité des articles 'VU D'ICI" qui bénallisent l'insignifiant.
Mais revenons sur un sujet plus sérieux ; nous venons de prendre connaissance par un article de la revue le Journal de l'Environnement d'une décision de la Cour Européenne de Justice qui ouvre la porte au remboursement de la CSPE. Un sujet qu'il ne faut pas dévoilé au débat public, et là nos élus sont muets comme des carpes.
Quand il faut faire de la vraie politique sur des sujets majeurs nos élus sont aux abonnés absents. Pourtant la politique énergétique de la France est un sujet plus que sérieux. Cette décision de la Cour Européenne montre bien que les propos que régulièrement nous écrivons dans ce blog méritent d'être débattus sérieusement. Nous avons toujours dit que cette CSPE était contestable tant sur le fond que sur la forme.
Mais c'est les grandes vacances, les bouchons, la canicule, alors oublions tout çà. Mais gardons quand même un regard éveillé sur les décisions locales qui concernent nos espaces lozériens. Récemment encore des émissions les chaines publiques rappelaient la qualité de nos paysages et de nos territoires ruraux de montagne, sur les Causses et les Cévennes.
En Margeride, en Aubrac, et sur la Terre de Peyre nous avons les mêmes territoires emblématiques
C'est vraiment bizarre, alors qu'il y a quelques semaines c'était l'euphorie sur l'esprit de la république, aujourd'hui on retombe dans la banalité du "mal français" ; et même en Lozère dans notre dernier quotidien, en 2ème page si nous pouvons apprécier l'édito, nous sommes très septiques sur la qualité des articles 'VU D'ICI" qui bénallisent l'insignifiant.
Mais revenons sur un sujet plus sérieux ; nous venons de prendre connaissance par un article de la revue le Journal de l'Environnement d'une décision de la Cour Européenne de Justice qui ouvre la porte au remboursement de la CSPE. Un sujet qu'il ne faut pas dévoilé au débat public, et là nos élus sont muets comme des carpes.
Quand il faut faire de la vraie politique sur des sujets majeurs nos élus sont aux abonnés absents. Pourtant la politique énergétique de la France est un sujet plus que sérieux. Cette décision de la Cour Européenne montre bien que les propos que régulièrement nous écrivons dans ce blog méritent d'être débattus sérieusement. Nous avons toujours dit que cette CSPE était contestable tant sur le fond que sur la forme.
Mais c'est les grandes vacances, les bouchons, la canicule, alors oublions tout çà. Mais gardons quand même un regard éveillé sur les décisions locales qui concernent nos espaces lozériens. Récemment encore des émissions les chaines publiques rappelaient la qualité de nos paysages et de nos territoires ruraux de montagne, sur les Causses et les Cévennes.
En Margeride, en Aubrac, et sur la Terre de Peyre nous avons les mêmes territoires emblématiques
samedi 28 juillet 2018
En Lozère informons nous sur les erreurs de l'éolien industriel
Le dernier Valeurs Actuelles du vendredi 27 juillet, publie un article de fond sur l'éolien en France https://ventsetterritoires.blogspot.com/2018/07/dossier-eolien-valeurs-actuelles.html. Ce n'est pas spécifiquement notre lecture préférée, mais il est sain de varier ses sources et de croiser les informations pour se faire un point de vue qui tienne la route.
Pour l'instant sur notre secteur nous avons toujours 2 projets éoliens en cours d'instruction administrative (sur Peyre en Aubrac et sur Bourg sur Colagne). Et nous nous posons toujours les questions suivantes :
- Comment dans des espaces si emblématiques de la Lozère, labellisés au titre des paysages et de l'environnement, nos élus ont pu laisser émerger de tels projets ?
- Comment dans notre démocratie, les citoyens sont-ils encore crédules et sous-informés pour croire n'importe quoi, dire par exemple que ces projets sont abandonnés, alors qu'ils sont en instruction dans les services de la DREAL ?
Notre société préfère offrir au bon peuple des divertissements comme à l'époque romaine pour que les vrais questionnements soient occultés ; et actuellement nous sommes servis ( après Rolland Garros, la coupe du monde, puis le tour de France, et même l'insignifiante affaire Benalla).
Et RTE au lieu d'investir dans le renforcement de lignes pour favoriser le développement de l'éolien industriel, ferait mieux d'investir dans la sécurisation des équipements existants ; l'incendie récent d'un transformateur en région parisienne, pose la question de la fragilité de notre système électrique, fragilité qui va s'aggraver avec le développement des énergies intermittentes, comme l'éolien avec un taux de charge de l'ordre de 20%.
Et ce n'est pas Nicolas Hulot qui va nous faire aller de l'avant ; rappeler vous il lui fallait un hydravion, des hélicoptères, des ULM, et plus encore pour faire quelques belles images ; tout dans l'image, mais la vraie vie c'est autre chose de bien plus sérieux.
Nous, nous n'avons pas besoin d'hydravion, d'hélicoptères, d'ULM, pour dire que dans cet espace de Bourg sur Colagne, entre et sur site UNESCO Causses Cévennes, et PNR Aubrac, il est inadmissible au titre des paysages lozériens de laisser émerger un projet éolien, sans parler des risques de mortalité des chyroptères, des vautours et des grands rapaces, espèces protégées dont la présence est certifiée par l'existence de plusieurs Zones Spéciales de Conservation (ZSC) validées dans le secteur au titre des directives européennes Oiseaux et Habitat.
Aujourd'hui en Lozère les éleveurs manifestent contre le loup, et ils ont raison ; mais le risque d'un prédateur sournois sur nos espaces c'est celui de l'éolien industriel.
Pour l'instant sur notre secteur nous avons toujours 2 projets éoliens en cours d'instruction administrative (sur Peyre en Aubrac et sur Bourg sur Colagne). Et nous nous posons toujours les questions suivantes :
- Comment dans des espaces si emblématiques de la Lozère, labellisés au titre des paysages et de l'environnement, nos élus ont pu laisser émerger de tels projets ?
- Comment dans notre démocratie, les citoyens sont-ils encore crédules et sous-informés pour croire n'importe quoi, dire par exemple que ces projets sont abandonnés, alors qu'ils sont en instruction dans les services de la DREAL ?
Notre société préfère offrir au bon peuple des divertissements comme à l'époque romaine pour que les vrais questionnements soient occultés ; et actuellement nous sommes servis ( après Rolland Garros, la coupe du monde, puis le tour de France, et même l'insignifiante affaire Benalla).
Et RTE au lieu d'investir dans le renforcement de lignes pour favoriser le développement de l'éolien industriel, ferait mieux d'investir dans la sécurisation des équipements existants ; l'incendie récent d'un transformateur en région parisienne, pose la question de la fragilité de notre système électrique, fragilité qui va s'aggraver avec le développement des énergies intermittentes, comme l'éolien avec un taux de charge de l'ordre de 20%.
Et ce n'est pas Nicolas Hulot qui va nous faire aller de l'avant ; rappeler vous il lui fallait un hydravion, des hélicoptères, des ULM, et plus encore pour faire quelques belles images ; tout dans l'image, mais la vraie vie c'est autre chose de bien plus sérieux.
Nous, nous n'avons pas besoin d'hydravion, d'hélicoptères, d'ULM, pour dire que dans cet espace de Bourg sur Colagne, entre et sur site UNESCO Causses Cévennes, et PNR Aubrac, il est inadmissible au titre des paysages lozériens de laisser émerger un projet éolien, sans parler des risques de mortalité des chyroptères, des vautours et des grands rapaces, espèces protégées dont la présence est certifiée par l'existence de plusieurs Zones Spéciales de Conservation (ZSC) validées dans le secteur au titre des directives européennes Oiseaux et Habitat.
Aujourd'hui en Lozère les éleveurs manifestent contre le loup, et ils ont raison ; mais le risque d'un prédateur sournois sur nos espaces c'est celui de l'éolien industriel.
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