lundi 30 janvier 2017

Sameole n'a pas que des projets en Lozère et Terre de Peyre

Dans l'éolien il est une pratique courante, de déposer plusieurs dossiers dans différents secteurs, pour finalement en avoir un d'autorisé. Nous avons eu ce cas il y a quelques années en  Lozère.
Nous venons d'apprendre que la société Sameole a déposé en décembre 2016, un projet dans l'Aude entre Puichéric et Saint Couat d'Aude, comme par hasard, au même moment que celui de La Chaze de Peyre et de Sainte Colombe de Peyre.

Or si vous lisez l'article ci-dessus, le dossier dans l'Aude a de forte chance d'être retoqué ; il risque donc d'y avoir une "patche" à haut niveau pour que la société négocie au moins l'autorisation d'un projet sur les deux.

C'est la triste réalité d'un jeu de poker menteur sur le dos des habitants, qui un jour voient arriver le parachutage d'une autorisation, alors que tous les arguments plaident pour le contraire ; et bien entendu avec des élus qui ne répondent pas à nos courriers, ou qui quand on les rencontre nous disent oralement "ça ne se fera pas", et qui quand le projet sera autorisé nous diront "mais c'est le préfet qui décide".

Le jour où nous aurons dans notre pays de montagne, des élus qui s'affichent ouvertement, prennent des positions claires quand il y a des enjeux importants de territoire, nous aurons fait un grand pas pour améliorer notre démocratie. Mais pour l'instant sur l'éolien en Lozère, ce n'est pas le cas puisqu'ils ont laisser faire et ce sans débat local que la Lozère devienne un territoire de chasse des financiers de l'éolien.

Nous étions nombreux à être à la porte de la Maison de la Terre de Peyre pour dire notre "NON à l'EOLIEN" aux élus venant à la mise en place d'abord du premier conseil de la nouvelle commune Peyre en Aubrac, et une semaine plus tard au premier conseil de la nouvelle communauté de communes des Hautes Terres de l'Aubrac. Nous aurions aimé que le premier magistrat des lieux vienne au moins nous saluer, dialoguer avec nous et comprendre notre revendication.Nous espérons qu'il nous proposera un jour un vrai débat local, pour écouter notre NON collectif à l'éolien sur la Terre de Peyre avant qu'il ne soit trop tard.

Car nous ne sommes pas dupes du faux discours général comme celui par exemple de Ségolène Royal qui clamait récemment que l'éolien nous a sauvé cet hiver d'un black-out. Regarder bien les graphiques de l'article en lien ; il ne faut pas avoir fait de grandes études pour comprendre qu'on nous raconte n'importe quoi. Et par exemple le graphique de la production aléatoire de l'éolien  montre bien que c'est une production pas fiable, et dérégulatrice de notre réseau national, et ce sans parler de son coût excessif. En fait c'est un futur scandale industriallo-financier.

Mais on continue à nous prendre pour des crétins, et en plus on veut nous coloniser et dégrader notre Terre de Peyre.

jeudi 26 janvier 2017

En Lozère pour l'éolien on nous prend pour des cons

La Lozère est elle encore en France dans un pays où on applique le droit ? On peut en douter au vu des péripéties du dossier éolien Sameole sur La Chaze de Peyre et Sainte Colombe de Peyre.
En cette période de Belle Alliance, on ne sait si c'est de droite ou de gauche, mais en Lozère on nous prend pour des cons.

Et pourquoi le dire, Oh,simplement à partir d'éléments factuels incontestables :

1 / Le projet éolien Sameole a été lancé en 2012, et les habitants se sont retrouvés devant le fait accompli, sans aucune information et concertation locale préalable,  d'un  projet finalisé en fin 2016, avec en plus des élus concernés par des implantations d'éoliennes sur leurs terrains.
Et bien entendu, bouche cousue de nos principaux élus (sénateur, député, présidente du département, conseiller départemental d'Aumont Aubrac, maire de la nouvelle commune Peyre en Aubrac. Et pourtant ils ne peuvent pas dire qu'ils n'étaient pas informés vu la réaction de la population locale.

2 / dans la population face à ce déni de démocratie, certains habitants par courrier ont demandé au préfet la possibilité de consulter le dossier d'autorisation et d'en faire une copie. A ce jour pas de réponse du préfet. 
Certains habitants se sont adressés à l'antenne de la DREAL de Mende chargée de l'instruction, pour avoir accès au dossier, et là nous avons été dans le déni de droit, la désinformation, ou l'incompétence :
- tout d'abord par téléphone il est répondu que le dossier n'est pas consultable car il y a une démarche de recevabilité en cours, mais au téléphone il est aussi répondu que le dossier est complet.
- ensuite face à la demande par mel il est répondu que le dossier n'est pas consultable tant que la démarche de recevabilité est en cours.
- ensuite après avoir insisté, et après avoir transmis un avis de la CADA, il nous est enfin répondu que le dossier est consultable, et que même il a été déclaré complet à la date du 22.12.2016.

Et aujourd'hui nous sommes le 26.01.2017. C'est à dire qu'il a fallu plus d'un mois pour avoir une réponse comme quoi le dossier est consultable par le public , alors que l'avis de la CADA dit en 2013, que les dossiers soumis à autorisation, sont considérés comme aboutis et donc consultables dès leur dépôt dans les services./
D'après la CADA les documents d'un dossier d'autorisation  "sont communicables à toute personne en faisant la demande sur le fondement de l’article L. 124-1 du code de l’environnement, dès lors que ces documents ont été communiqués par le pétitionnaire à l’administration compétente, alors même que celle-ci estime que le dossier dont elle est saisie, serait encore incomplet". On ne peut être plus clair.

Le service a essayé d'enfumer les demandeurs sur la notion de dossier recevable, de dossier complet. Tout çà c'est du pipeau pour retarder l'information du public. Il y a plus de 40 ans que la notion de dossier recevable, et de dossier complet est clairement définie dans la façon d'instruire les dossiers d'autorisations. Le dossier a été déclaré complet à la société Sameole à la date du 22.12.2016, ce qui veut dire que le dossier était recevable, c'est à dire pouvant faire l'objet de l'instruction administrative classique prévue par les textes. Quand à la règle d'accessibilité aux documents et projets ayant une incidence sur l'environnement, elle date d'une loi de 2005.

Si en Lozère nos principes de démocratie mettent des années a être respectées, pour l'éolien industriel pas de problème, face au pognon l'intérêt de quelques uns est prioritaire.

Franchement Lozériens on vous prend pour des cons. Sur l'éolien en Lozère, nous avons des élus qui sont dans la langue de bois sur la préservation de nos extraordinaires espaces naturels et qui ensuite se taisent sur l'éolien industriel, nous avons des commissaires enquêteurs incompétents, nous avons une administration qui retarde l'accès public aux documents administratifs, qui conteste le bien fondé des avis défavorables des commissaires enquêteurs, et même qui minimise la valeur des observations des citoyens à l'enquête publique par une ségrégation contestable de leur adresse postale,  qui ne respecte même pas les études qu'elle a elle même engagées et validées, qui autorise en toute connaissance du risque de destruction d'espèces protégées, qui finalement constate le risque d'une saturation des paysages, et bien plus encore......Nous çà fait de nombreuses années que nous soulevions ces errements dont la problématique des paysages lozériens.

Et nous avons une commission départementale des sites, des paysages et de la nature qui donne son avis sur les projets éoliens à bulletin secret ; il est vrai que jusqu'à ce jour elle est une bonne élève aux ordres du discours dominant, elle a presque toujours donné des avis favorables. Il n'y a pas de quoi être fier, quand on voit le massacre programmé de la Margeride par l'éolien industriel et on comprend l'usage du vote à bulletin secret.

Et tous ces reniements de nos élus et services soit disant à cause du climat, alors que ces derniers temps on ne nous parlait que des températures négatives !!!!!!!!!

Continuons à garder du bons sens , et si les lozériens étaient plus réactifs, il est certain que notre administration serait dans l'obligation de mieux faire.

 Cette petite chapelle c'est plusieurs siècle d'histoire, c'est le chemin de Saint Jacques de Compostelle, c'est le Tour de l'Aubrac ; à Peyre en Aubrac, Mr le maire vous avez une responsabilité évidente face à un projet destructeur de nos espaces patrimoniaux.

lundi 23 janvier 2017

En Lozère ne soyons ni sourds, ni idiots face au faux discours de l'éolien

 Dans l'Aveyron les habitants persévèrent dans leur lutte contre la pression du lobby éolien ; après l'invasion du Levezou, les promoteurs continuent leur pression pour coloniser les espaces naturels du département, mais pour ce, ils ont besoin des infrastructures pour évacuer leur production, d'où le projet de l'énorme transformateur de Saint Victor, avec de nouvelles lignes à haute tension. Samedi dernier une manifestation à Rodez exprimait le mécontentement de la population.

En Lozère il est prévu la même colonisation insidieuse ; il faut multiplier les projets éoliens sur la Margeride, pour rendre obligatoire le projet de transformateur sur le secteur de Langogne. D'où l'on voit la "sordide alliance" entre promoteurs, RTE, certains élus, et certains services.

Et la population face à ces manipulations, est plus préoccupée dans notre période de crise à gérer son quotidien, qu'à rappeler leurs responsabilités à nos élus.

Et nos élus en auront une dans quelques années, quand éclatera un nouveau scandale sanitaire, mais comme toujours il sera un peu tard, et encore ils nous diront : "responsable mais pas coupable", ou alors les élus nous diront comme dans l'affaire Tapie-Lagarde qu'ils ont été "négligents" mais pas coupables, ou comme notre élu de la Chaze de Peyre qu'ils ont eu des "oublis".

Pourtant face à une future crise sanitaire l'information de manque pas.
- Récemment trois associations ont rappelé à notre ministre ses engagements non tenus dans un courrier très précis
- les associations qui luttent contre l'éolien rappellent régulièrement cette problématique de santé publique.
-l'association "Vent et Territoires" fait une excellente synthèse sur cette problématique sanitaire dans un article du 09.01.2017 ; et vous y trouverez aussi le lien d'une présentation par une scientifique portugaise très claire sur le sujet des risques des infra-sons ; prenez le temps d'écouter cette vidéo très professionnellement sous-titrée, pour ne pas mourir idiots sur ce sujet qui sera un jour explosif.

Comme un certain dictionnaire, "il faut semer à tout vent" le vent de l'information, qui n'est pas celui des financiers de l'éolien. 
En cette période de votation comme on l'exprime en Suisse, notre démocratie a plus que besoin d'avoir comme base une bonne instruction et une bonne information.
Et malheureusement aujourd'hui à ce sujet en France on peut mieux faire.