jeudi 14 mars 2013

Eau - paysages - Aubrac - Margeride


Ca bouge sur l'Aubrac pour des problèmes d'eau - voir l'article Midi-libre ci-dessous -
http://www.midilibre.fr/2013/03/12/source-de-fontrouge-a-marchastel-alain-astruc-lasse,658579.php
Nos élus n'ont pas su ces dernières décennies gérer la problématique de la ressource en eau, qui dans nos régions est composée de petits bassins versants très fragiles ; alors qu'il aurait fallu mettre en place depuis longtemps des politiques locales intégrant les pratiques agricoles adaptées pour préserver les ressources potentielles ; dommage!!!

Avec les paysages et les espaces naturels nous nous trouvons confrontés avec les mêmes comportements de certains élus, incapables d'avoir une vision prospective ; encore dommage!!!!
Continuons notre travail de sensibilisation comme nous le faisons face à l'éolien industriel.

Sur Aumont Aubrac, il y a eu sans doute une mauvaise gestion de la ressource et du réseau existant, qui a amené à la prise de l'arrêté de l'automne 2012 déclarant l'eau non consommable, et depuis l'arrêté est toujours d'actualité ; un syndicat des eaux pas très réactif  !!!!
Sur le projet de l'eau de Fontrouge, il y a eu sans doute des erreurs de communication et de concertation sur le projet.
C'est significatif d'une méthode de faire de certains de nos élus lozériens, qui croient parce qu'ils sont élus, qu'ils portent la vérité, et que le peuple ne doit venir qu'applaudir quand il y  a des inaugurations.
C'est dommage pour Alain Astruc, il a des qualités, mais il peut et doit mieux faire encore.



Notre ministre de l'écologie vient de prendre une circulaire sur les thèmes de l'eau, de la biodiversité, des paysages, ce qui atteste que la problématique de l'eau dans nos territoires est bien d'actualité. Par contre lisez bien cette circulaire, elle devrait aussi parler des paysages, elle fait référence aux décisions de l'Europe, or la France a approuvé il y a quelques années la Convention Européenne du paysage, et bien dans cette circulaire, il n'y a aucune orientation de la ministre sur le paysage. Cela prouve que notre gouvernement actuel, n'a aucune politique en la matière, et les nombreux schémas régionaux de l'éolien, et le dernier vote de la loi Brotteshttp://www.networkvisio.com/n31-france/article.html?id=3745 montrent bien que nos décideurs nationaux sont prêts à brader nos patrimoines paysagers communs, pour un lobby financier de l'éolien, avec des effets pervers sur notre économie en situation de crise.

 Eau - paysages - patrimoine - économie tout est lié

La morale à travers cette histoire de l'eau de Fontrouge, c'est qu'une opposition intelligente peut faire bouger les lignes, et que la mise en place d'un parc naturel régional peut apporter du bon sens, de la concertation et de la dynamique dans la gestion de nos territoires, de l'Aubrac et des franges de la Margeride.

Aussi il faut que les habitants soient vigilants et réactifs, et ne pas laisser faire des projets incohérents avec l'identité, et la réalité économique de l'Aubrac et de la Margeride.

mercredi 13 mars 2013

Dérégulation éolien - santé - Lozère



Dans la nuit du lundi 11 au mardi 12 mars, nos députés ont voté la loi Brottes sur l’énergie ; cette loi qui dans ses objectifs veut améliorer la sobriété de la consommation électrique, a aussi validé des soit-disantes simplifications des procédures d’autorisation des projets éoliens :
--la suppression des zones de développement de l’éolien (ZDE)
--la suppression de la règle des 5 mats pour les grandes éoliennes industrielles.

On a fait croire que les promoteurs de l’éolien étaient soumis à un carcan administratif insupportable, ce qui est complètement faux ; les règles en place étaient de bon sens face aux enjeux posés par ces énormes équipements industriels hauts aujourd’hui de 150m et bientôt plus. Si la filière piétine aujourd’hui, ce n’est pas un problème de réglementation, mais bien plutôt un phénomène de rejet de la population dans de nombreux territoires de grande qualité.

Cette dérégulation est dangereuse ; elle ouvre tous nos territoires à un mitage de l’éolien ; en Languedoc Roussillon il faut rappeler que le projet de schéma régional éolien, dit que toutes les communes sont en zones favorables à l’éolien, sauf la commune de Celles dans l’Hérault.
Avec cette dérégulation, si on rajoute une attitude bienveillante de l’état, dans quelques années nos grands espaces de Lozère seront plantés de grands séquoias métalliques ; c’est peut être la nouvelle biodiversité tant chantée par notre ministre de l’écologie !!! Bonjour les dégats !!!!

Nous avions demandé à notre sénateur d’être réactif sur cette dérégulation ; il ne nous a jamais répondu, peut être est-ce un aspect de sa passion de la pêche, il est muet comme une carpe.

En Lozère privilégions la filière bois énergie

Pendant qu’en France on dérégule, pour faciliter le marché lucratif de l’éolien, qui ne crée que peu d’emplois, au Canada on se pose de bonnes questions : une étude de santé a été lancée pour analyser les impacts de l’éolien industriel.

En France on lancera ce type d’études quand nos grands espaces seront complètement défigurés ; ce n’est pas grave c’est le peuple de base qui est majoritairement concerné.

Raison de plus pour rester vigilants en Lozère ; il faut rappeler que la Lozère est aujourd’hui au vu des tableaux de la DREAL, le département en Languedoc où il y a le plus de projets éoliens à l’étude, et en demande d’autorisation.

samedi 9 mars 2013

le Monde bis-schéma éolien-Lozère- cohérence


Dans notre blog de hier, nous vous avions fait part d'un article du Monde, , nous vous le mettons en ligne ci-dessous :



En Languedoc-Roussillon, le développement de l'éolien est entravé par l'hostilité des collectivités locales
L'Aude et la Lozère s'opposent au schéma régional au nom de la protection de leurs paysages
Le développement de l'énergie éolienne dans la région Languedoc-Roussillon bute contre un obstacle inattendu : la réticence des collectivités locales. Alors que l'adoption du schéma régional éolien par le préfet de région était d'abord annoncée pour fin 2012, puis pour début 2013, elle est maintenant programmée pour la fin du semestre.
Deux conseils généraux ont opposé un avis défavorable à ce schéma :" En l'état actuel de son élaboration, - il - n'est pas satisfaisant ", a tranché en novembre 2012 l'assemblée de l'Aude, tandis qu'en décembre, le conseil général de Lozère s'est déclaré hostile à " tout développement éolien sur le territoire " du département, " au regard de ses espaces dont la forte identité paysagère et environnementale est incompatible avec ce type d'implantation ".
Quant au Gard, si les élus ne se sont pas prononcés, on n'y compte qu'un parc, tous les projets étant bloqués par des recours juridiques formés par des associations particulièrement actives, animées par la fédération Vent de Colère implantée dans le département.
La région compte début 2013 une puissance éolienne installée de 475 mégawatts (MW). Des projets pour 1 490 MW ont obtenu un permis de construire ou sont en cours d'instruction. Les assemblées départementales ne peuvent pas empêcher l'adoption du schéma, mais leur réticence pèse évidemment.
Le schéma régional éolien est un volet du schéma régional du climat, de l'air et de l'énergie (SRCAE), prévu par la loi Grenelle 2 de juillet 2010, et censé organiser le développement des énergies renouvelables, la maîtrise des consommations énergétiques et la lutte contre la pollution de l'air. Son adoption s'est faite sans difficulté dans plusieurs régions (Midi-Pyrénées, Centre, Nord-Pas-de-Calais, etc.).
En Languedoc-Roussillon, le cas le plus paradoxal est celui de l'Aude, département parmi les plus venteux de France et champion national avec une puissance installée en éoliennes de 279 MW. Pour André Viola, président (PS) du conseil général, " le schéma dit qu'on peut mettre des éoliennes dans 90 % du département, ce qui ouvre la porte à la dispersion. Or nous lançons une procédure de classement au patrimoine mondial de l'Unesco des châteaux du pays cathare, qui pourrait être compromise par un trop grand nombre d'éoliennes. Nos seules ressources sont l'agriculture et le tourisme. Notre atout, c'est un paysage préservé. Le caractère de l'Aude risque de subir un impact négatif par un éolien trop dispersé. "
La Lozère est aussi motivée par la question du paysage, dans un département dont l'économie repose également sur l'agriculture et le tourisme. Si l'on y compte dix fois moins de puissance éolienne installée que dans l'Aude, avec 22 MW, les projets y sont plus nombreux, avec 256 MW, selon la direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement. Cette perspective est d'autant plus mal ressentie que, comme l'a indiqué une étude de la direction départementale du territoire, " la Lozère est le seul département de la région qui ne présente pas de communes situées en zones particulièrement propices au développement de l'éolien ".
Pour Pierre Morel-A-L'Huissier, député (UMP) et conseiller général, " il faudrait plutôt tabler sur les efforts du département dans le bois et la micro-hydraulique, développer la méthanisation et le solaire sur les toits. Eoliennes et paysages sont inconciliables. " Si les Causses et les Cévennes paraissent épargnées, la Margeride, au nord du département, est censée accueillir des dizaines de mâts - " elle serait sacrifiée ", estime le député.
Des alternatives sont envisagées. Pour Jean-Claude Chazal, conseiller général (ex-PS) de Lozère, " il faut chercher des solutions autres que l'éolien industriel capitalistique : par exemple, des sociétés d'économie mixte, dans lesquelles les collectivités publiques gardent la main ". Dans l'Aude, André Viola estime qu'" il faut positionner les nouvelles implantations à proximité de celles qui existent déjà ".
Hervé Kempf


 La Lozère est un département où coule l'eau vive, mais parfois aussi de faux discours ; on a entendu déja le faux discours de la solidarité énergétique ; dans le texte ci-dessus on a maintenant le discours de la prise en compte de la production électrique par les collectivités. 
Avant de se lancer dans cette voie, il y a mieux à faire : déja assurer un vrai développement de l'économie lozérienne, assurer la bonne ressource en eau potable (ce qui n'est pas le cas sur notre canton d'Aumont Aubrac depuis bientôt 6mois), et bien d'autres encore.

Nos élus qui se disent de gauche devraient avoir plus de pertinance et de cohérence 

Nous avons écouté hier soir sur "On n'est pas couché" notre charmante ministre de l'écologie ; elle a parlé d'énergie, et même dit que les ENR ce n'est pas que l'éolien ; appliquons le en Lozère où nous avons une marge de manoeuvre (filière bois énergie - hydraulique - photovoltaïque - méthanisation) plus adaptée à l'identité du département, et à la création d'emplois locaux.