vendredi 21 septembre 2018

Le vent de la révolte, un sujet que nos médias devraient traiter plus efficacement

Vous avez sans doute tous vu hier soir l'émission "Envoyé Spécial" sur la 2, sur le thème de l'éolien : "le vent de la révolte".
L'émission traitait essentiellement les problématiques des nuisances (bruit, paysage, environnement) soulevées par les riverains et les associations. Un reportage court sans débat à la fin avec le ou les réalisateurs, ce qui atteste de la frilosité du monde médiatique sur le sujet.

Une frilosité d'autant plus évidente, que de nombreux points ont été occultés en particulier  sur les autres scandales de l'éolien :
- une filière dont les intérêts économiques et énergétiques sont loin d'être démontrés ( surcoût excessif des prix de rachat de l'électricité, taux de charge et production très aléatoire,... etc )
- un lobbying administratif, juridique, politique, médiatique plus qu'excessif, qui fait que cette filière considère tous nos espaces exceptionnels comme un terrain de chasse et de colonisation.

Pour illustrer ce contexte nous mettons en lien à votre lecture un exemple de bail proposé par un opérateur éolien.
Lisez le tranquillement ; comme le précise la FED c'est :


-C'est la mise sous tutelle  progressive par des promoteurs privés de toutes les communes de la France qui acceptent des parcs éoliens.
- C'est la perte de l'indépendance des communes au profit d'intérêts privés  au détriment de l'intérêt général.

- C'est une atteinte gigantesques à l'environnement
Jean-Louis Butré


Nous sommes vraiment dans un pays où la démocratie est de plus en plus bafouée. D'après ce projet de bail, il est exigé des propriétaires fonciers une discrétion absolue, sur des projets qui impactent des territoires dans un rayon de plus de 10km.

En Lozère c'est ce que nous avons constaté dans tous les projets ; tous les projets dans notre beau pays de montagne ont émergé dans une discrétion totale afin de mettre le bon peuple devant un projet ficelé

Raison de plus pour être vigilants dans cette période où l'on parle régulièrement de mise valeur de notre patrimoine.

Et apprécions néanmoins l'effort de France 2 de traiter ce sujet. C'est un enjeu de territoire et de société qui nous concerne tous, et qui devrait être traité par les médias plus clairement et efficacement.
Et pendant ce temps le Sénat perd son temps sur l'affaire Benalla.

Quand on pense que notre sénateur de Lozère en son temps aurait dit qu'il verrait bien des éoliennes sur le Mont Lozère, à croire que la politique c'est aussi du vent.

Mais c'est avec ces affichages stupides, que nous avons aujourd'hui en Lozère des projets éoliens stupides comme celui des Taillades dans des espaces exceptionnels.

Le projet éolien des Taillades c'est plus de 1000 ans d'histoire et de patrimoine traité comme négligeable
Il y a plus d'un siècle Stevenson parlait déja de la magie des lieux

jeudi 6 septembre 2018

La transition écologique en Lozère c'est comme les larmes de Hulot

Vous avez tous vu les larmes de Hulot, ce dernier habitué à avoir un hydravion, plusieurs hélicoptères et ULM pour filmer un vol de libellules dans son émission USHUAIA, ne comprenait toujours pas que le monde réel n'a rien à voir avec le monde de l'image.
Mais était-ce de vrais larmes, ou de la simple manipulation médiatique ?

En tout cas son discours sur la transition écologique virtuellement généreux, n'est pas très réaliste. Ce décalage entre le discours et le monde réel fait que sur cette thématique il se fait n'importe quoi.

Et en Lozère le monde réel nous le montre tous les jours, à partir de la problématique de l'éolien terrestre.

Depuis quelques années nous avons tout vu :
- un schéma régional éolien complétement nul que l'on a voulu nous imposer, avec un TA de Montpellier qui quelques jours avant la COP 21 pour ne pas faire désordre avait rejeté tous nos motifs d'annulation ; et puis ce même schéma annulé par la Cour d'Appel de Marseille pour absence d'évaluation environnementale, ce que nous avons toujours affiché. Mais motus, en Lozère les médias et l'administration font comme si cela n'a jamais existé.
- un projet éolien sur la Villedieu annulé par la Cour Administrative d'Appel de Marseille pour non prise en compte de la loi Montagne et décision confirmée par le Conseil d'Etat, . C'est un sujet que nous soulevions depuis de nombreuses années dans nos interventions, mais tout le monde faisait la sourde oreille, et d'ailleurs ça continue encore (voir le dossier récent des Taillades).
- un projet éolien sur le Born annulé par le TA au motif de non prise en compte des paysages, dossier validé par le préfet malgré toutes les oppositions motivées au titre de notre droit national, et d'une étude DDT, mais la pression politique avait été plus forte, que le bon sens et le simple respect de nos paysages emblématiques. Sur ce dossier le commissaire enquêteur nous avait traité d'admirateurs passifs du paysage ; nous doutons qu'il ait le courage aujourd'hui d'écrire au président du TA qu'il est un admirateur passif du paysage.
- et aujourd'hui 2 projets éoliens en cours d'instruction : celui sur la commune de Peyre en Aubrac à proximité immédiate du chemin de Saint Jacques inscrit à l'UNESCO, et celui de Bourg sur Colagne à proximité immédiate du chemin Urbain V et en balcon sur le site Causses Cévennes inscrit à l'UNESCO. Ces 2 projets sont à l'intérieur du PNR Aubrac dont la charte précise le principe d'exclusion de l'éolien industriel à l'intérieur du périmètre. Et bien malgré celà l'instruction continue, ce qui veut dire que pour l'éolien tout semble permis.

Sur cette thématique de l'éolien on a simplifié les procédures, on a minimisé les distances d'implantation, localement on a été laxistes sur les autorisations, c'est bien dire que les larmes de Hulot c'est du pipeau, car on a bien ouvert les portes administratives pour faciliter ces pseudos projets de la transition écologique, et celà même dans des lieux emblématiques. Mais chut, il ne faut pas le dire, car le bon peuple pourrait se poser des questions.

Et cette ouverture de la facilité administrative offerte aux projets éoliens est très lisible dans le dossier éolien des Taillades :
un projet qui n'aurait jamais du être accordé, au vu des enjeux de biodiversité et de paysages de ce territoire (proximité du chemin de Stevenson, de la voie Régordane; du plateau de la Garde Guérin, des gorges du Chassezac, du PNC, de la réserve internationale de ciel étoilé, de l'abbaye de Notre Dame des Neiges, présence d'une étude DDT excluant l'éolien du massif des Taillades, dispositions de la loi Montagne, etc, etc...)
un projet qui a été accordé alors que de nombreux points du dossier d'instruction n'étaient pas clairs ( entre autres problématiques des voies d'accès non vérifiées au titre de la loi montagne, de la biodiversité, des accords fonciers,.etc, etc,....).
En France toute demande de permis de construire d'un particulier est refusée s'il n'est pas attesté la véracité d'un accès d'un point de vue technique et foncier ; dans le cas de ce dossier des Taillades il est évident que ce point a été totalement négligé par l'administration. Et là on est pas face à un accès modeste, mais face à la réalisation d'une voie "nouvelle" de plusieurs kilomètres sur une ligne de crête en zone d'application de la loi montagne.


C'est bien dire qu'en Lozère sur cette problématique de l'éolien industriel, il se fait n'importe quoi ; sur ce dossier des Taillades on a autorisé une dossier qui nous semblait irrégulier, ce qui se confirme par les nombreuses irrégularités du chantier : modification du tracé de la voie d'accès, travaux sur des zones sensibles, travaux en période d'interdiction au titre de la biodiversité, intervention sur le lit d'un cours d'eau. 

Quand on s'informe sur les interventions des associations sur ce dossier, chaque fois certains travaux sont réalisés en dehors de toute autorisation, chaque fois l'entreprise demande une régularisation une fois les travaux faits mettant l'administration devant le fait accompli, et l'administration n'y trouve rien à redire. A croire que nous n'avons plus besoin d'administration, les grandes entreprises se sachant un terrain conquis., et quoiqu'elles fassent, elles obtiennent des régularisations post-travaux.
La réponse de la préfète du 20.08.2018 aux nombreuse questions des associations est très illustrative sur ce point.

Le combat en particulier de l'association des Robins des Bois de la Margeride et de l'association Urgence Nature depuis plusieurs années contre ce mauvais projet éolien des Taillades se fonde sur de nombreux points qui se sont avérés vérifiables ces derniers mois sur l'irrégularité de certains travaux, et nous comprenons leur réponse à ce courrier de la préfète qui botte en touche.

et nous comprenons encore plus leur plainte déposée au procureur de la république avec les explicatifs exprimés dans ce complément adressé récemment au procureur.

Quand nous analysons l'histoire et le déroulé de ce projet, projet éolien largement favorisé par l'administration et suivi par le ministère de la transition écologique, nous ne comprenons pas comment Hulot a pu se permettre de se plaindre sur un manque de soutien.  Tout ça c'est de l'enfumage, pour nous rendre encore plus crédule sur un discours dominant pseudo écologique qui risque de nous entrainer socialement, économiquement, environnementalement dans le mur.



Alors que les médias ont parlé récemment de cette approbation internationale d'une réserve de ciel étoilé, nos moines de l'abbaye de Notre Dame des Neiges lieu de silence et de lumière intérieure, vont bientôt avoir leur site pollué la nuit par les flashes de sécurité de ces énormes machines industrielles. La transition écologique prônée par ces machines trouve là encore un non-sens de la transition humaniste vers plus de sens.

Et ne parlons pas de la transformation du massif des Taillades en zone de sports mécanisés sur pistes de terre, en zone de montagne, où aujourd'hui passent tous les jours des dizaines de 45 tonnes avec la bénédiction de la préfecture.

La transition écologique en Lozère, c'est bien comme les larmes de Hulot.

mercredi 15 août 2018

Finalement on est pas très lumineux en Lozère et même au parlement

Finalement on n'est pas très lumineux en Lozère ; et c'est reconnu au niveau international, puisque le secteur des Cévennes vient d'être labellisé comme réserve de ciel étoilé. (c'est à dire sans pollution lumineuse la nuit)
Encore un atout de reconnaissance de notre petit département, après un long travail de réflexion des responsables du PNC sur la réduction des pollutions lumineuses, et l'intégration d'engagemens de gestion sur ce sujet dans la charte du PNC.

Comme quoi en Lozère, avec une faible luminosité on peut être brillant.

Mais ce n'est pas toujours le cas ; informez vous sur le projet éolien des Taillades. dans un secteur sensible, sur le chemin de Stevenson, à proximité d'un lieu de recueillement (l'abbaye de Notre dame des Neiges), d'un patrimoine naturel, historique et paysager reconnu.
Plusieurs éoliennes de très grande hauteur sont sur le point d'être édifiées ; elles seront à quelques km de cette réserve de ciel étoilé.  Elles éclaireront le ciel sur un rayon de plus de 20km, avec les flashes lumineux. On peut dire adieu à la qualité du ciel étoilé du secteur. Une ineptie totale avec cette labellisation qui vient d'être validée.

Non en Lozère on peut n'être pas lumineux du tout ; pourtant les services, la commissaire enquêtrice étaient informés de cette problématique de pollution lumineuse par nos écrits et d'autres, par les démarches du PNC connues depuis 2013. Et bien non, l'incompétence de certains, la pression des intérêts financiers et du discours du lobby éolien l'ont encore emporté. Et les médias qui devraient nous informer sur ces enjeux qualitatifs de la Lozère ne sont pas très lumineux.

Mais il apparait que c'est pour lutter contre le réchauffement climatique ; c'est fou comme le monde est naïf, et sur ce point notre société n'est pas très lumineuse. Pour illustrer ce constat nous vous joignons ci-dessous copie d'un texte de Dov Kravi  paru récemment sur le site de "CAUSEUR"

Déjà modeste au siècle dernier, le réchauffement de la planète a considérablement ralenti depuis vingt ans malgré le triplement de nos émissions de CO2 ces cinquante dernières années.

 Alors que l’Assemblée nationale vient de donner son feu vert pour que la préservation de l’environnement et la lutte contre les changements climatiques soient inscrits à l’article 1 de la Constitution, des scientifiques s’élèvent contre une mise sous tutelle idéologique de la pensée rationnelle.

 

La météo nous rend hystériques


Depuis une trentaine d’années, il nous est demandé de croire que nous vivons un épisode de réchauffement planétaire inquiétant causé par les émissions humaines de gaz carbonique (CO2). Chaque événement météorologique est désormais pesé à l’aune de cette prétendue menace, au prix d’exagérations qui seraient vite dénoncées si leur contexte n’était parfois si tragique. Ainsi de l’ouragan Irma sur lequel des chercheurs persuadés de l’apocalypse climatique ont cédé à l’affirmation de la culpabilité humaine, coupant court à toute réflexion sur ces événements qui ne sont pourtant ni nouveaux, ni statistiquement plus nombreux ou intenses qu’aux siècles passés.

Niveau des océans, températures, sécheresses, inondations, événements extrêmes, état de la banquise… Les données chiffrées précises sur l’état de la planète sont à la fois récentes et nombreuses. Il sera donc facile encore de nombreuses années de s’alarmer ici d’un « niveau jamais atteint », là d’une « conjoncture inédite ». Le tableau d’ensemble montre pourtant que nous ne vivons pas un épisode climatique si remarquable au regard d’une histoire dont l’échelle minimale est celle des siècles ou des millénaires.
 

Les prévisions d’Al Gore fondent plus que la banquise


Déjà modeste au siècle dernier, le réchauffement de la planète a considérablement ralenti depuis vingt ans, contrairement aux prévisions des modèles et malgré le triplement de nos émissions de CO2 ces cinquante dernières années. Seule la survenue en 2015 d’un phénomène météorologique (et non climatique) parfaitement naturel, El Niño, dont le pouvoir réchauffant est maintenant dissipé, a permis encore une fois aux marchands de peur de vendre leurs frissons de « records de température globale ».

Il faut se souvenir des prévisions d’Al Gore, formulées lors de sa réception du prix Nobel de la Paix en 2007, selon lesquelles la banquise arctique aurait dû fondre en totalité moins de dix ans plus tard. L’étendue de celle-ci a pourtant été de plus de 4,6 millions de kilomètres carrés lors de son minimum estival de septembre 2017, confirmant une tendance redevenue assez stable ces dernières années.

Des analyses satellitaires publiées en 2016 confirment par ailleurs un important verdissement de notre planète, essentiellement grâce à l’accroissement de la teneur atmosphérique en CO2. En trente ans, les feuilles des arbres et des plantes ont colonisé 18 millions de kilomètres carrés supplémentaires, l’équivalent de deux fois le Sahara. Une excellente nouvelle qui n’avait rien d’inattendu : il est connu depuis longtemps que, via le cycle de la photosynthèse, le gaz carbonique est le gaz de la vie.
 

Le climat a toujours varié


On pourrait multiplier les exemples à l’envi. Face à un climat qui varie comme il a toujours varié, tout indique que la politique la plus sage est celle de la simple adaptation progressive. Or les « solutions » proposées par l’orthodoxie dominante ont en commun leur coût pharaonique pour la société, leur aberration économique et, triste paradoxe, leurs effets délétères sur l’environnement.

La transition énergétique proposée en France a tout d’une impasse, qui va renchérir le prix de l’électricité au profit de sources d’approvisionnement intermittentes, donc instables et coûteuses. Les exemples de l’Australie (dont la vigoureuse politique d’énergies intermittentes a récemment conduit à plusieurs blackouts) et de l’Allemagne (dont l’électricité est deux fois plus chère que chez nous suite à l’Energiewende tandis que les émissions de CO2 par habitant y sont deux fois plus élevées) montrent que l’enthousiasme actuel pour la transition énergétique relève d’une pensée magique et non rationnelle.

Quel défenseur de l’environnement peut se satisfaire de ce que la loi sur la préservation de la biodiversité ne s’applique pas à l’installation d’éoliennes ? Comment justifier qu’un permis de construire soit nécessaire pour un abri de jardin de 6 m2, alors qu’il ne l’est pas pour une éolienne de 150 m de hauteur — trois fois l’Arc de triomphe ?


Des politiques climatiques vouées à l’échec


Enfin, selon les propres critères de ses promoteurs, les ambitieuses « politiques climatiques » n’ont aucune chance d’aboutir. Les efforts les plus coûteux de l’Union Européenne sous l’impulsion de son plan climat (au moins 20% du budget communautaire 2014-2020 !) ne peuvent avoir qu’un impact dérisoire compte tenu de la part modeste des émissions de l’UE, même en prenant pour argent comptant les scénarios et modèles climatiques en vogue. Un pays comme la Chine, qui émet autant que l’UE et les États-Unis réunis, aura d’ailleurs tôt fait de noyer nos malheureux efforts : rappelons que ce pays devenu le plus gros émetteur de gaz carbonique s’est, bon prince, engagé lors de l’Accord de Paris à limiter l’augmentation de ses émissions à partir… de 2030.

Il est donc temps de donner de la voix pour que cesse enfin l’alarmisme actuel. Le « consensus » proclamé est loin d’être démontré par la science. La planète en général, et nos pays en particulier, ont assez à faire avec de nombreux et graves problèmes bien réels pour que l’on évite de se focaliser sur une question encore scientifiquement si incertaine.
 

L’Assemblée gagnée par la peur


Chaque citoyen ne peut donc être qu’effaré autant qu’inquiet en constatant que l’affolement irrationnel ambiant a conduit la commission des lois de l’Assemblée nationale à proposer l’inscription de la lutte « contre les changements climatiques » dans l’emblématique article premier de la Constitution. Illustrant la triste confusion entre scientifique et politique qui s’est installée au sujet du climat, ce projet de révision doit sans tarder être combattu par tous ceux pour qui la Constitution n’a pas pour fonction de servir à afficher sa vertu, ni de se faire le réceptacle des peurs du moment. Il nous revient à tous d’interpeller le pouvoir législatif pour que ne soit pas défiguré ainsi le fronton de notre loi fondamentale.

Dov Kravi


Heureusement nous avons encore des ciels extraordinaires en Lozère, mais pour encore combien de temps!!!!!!
Et finalement ce n'est pas la réflexion et le bon sens de nos élus sur le bien fondé d'une révision constitutionnelle qui ont été lumineux, mais un fait divers bénalliste qui a stoppé un projet fourre-tout qui mélangeait texte fondateur de notre société et problématique scientifique du climat.