mercredi 29 mars 2017

En Lozère ne cédons pas à un discours dominant sur l'énergie

En Occitanie les médias nous prennent pour des bizounours ; nous avons l'habitude des articles des médias qui vont dans le sens du vent, mais pas obligatoirement de l'histoire : on pourrait maintenant parait-il ne consommer que de l'énergie renouvelable, ce qui est n'importe quoi, quand on sait que notre alimentation en électricité est le résultat d'un mix de production. Mais nos journalistes et nos politiques sont de grands physiciens, ils savent identifier un électron vert. Il est vrai aussi que nous avons une région qui se veut à terme la première région à énergie positive. Encore un discours politique creux.
Cet extrait récent de Midi Libre du 29 mars 2017, nous montre que s'éclairer au vent d'Occitanie, c'est en fait du vent, et un discours de commercial, en aucun cas un discours d'un spécialiste compétent de l'énergie.

Mais nos politiques en cette période électorale ne font pas mieux. Si vous lisez cet article du site Natura Sciences, entre le 100% renouvelable, et le maintien des centrales nucléaires, vous n'avez pas de vraies réflexions de fond sur la faisabilité des orientations, et en plus il n'est question que de la problématique de la production électrique, et il est occulté le poids de la consommation énergétique de l'industrie, des transports, du chauffage.
Nous sommes dans un discours de langue de bois ; pourtant il y a de par le monde de nombreuses expériences qui montrent que le 100% renouvelable n'est pas encore pour demain, en plus ça ne se décrète pas 30 ans à l'avance.
Nous vous invitons à lire cet article sur la crise de l'électricité en Australie du Sud ; il est très clair sur les problématiques de régulation, de stabilité du réseau, de la pérennité de l'alimentation, d'un seuil d'énergie renouvelable à ne pas dépasser. Mais en France motus, il ne faut pas soulever les vrais problématiques.


Et en Lozère c'est avec ce discours contestable, que nous avons un projet éolien de 180 m de haut qui va dénaturer notre exceptionnel pays rural de montagne, avec un avis de l'autorité environnementale très laxiste. Mais surtout il ne faut  pas débattre dans la presse de ces enjeux environnementaux, d'ailleurs jusqu'à aujourd'hui par exemple essayer de trouver un article de fond sur le Parc Naturel Régional de l'Aubrac. Pour l'instant c'est l'encéphalogramme plat ; sauf sur le site numérique de  l'enquête publique où nous avons une polémique organisée sur l'accès libre et partout des loisirs motorisés. Avec un discours faux cul sur l'histoire, la liberté d'accès aux chemins, comme si au XII ème siècle les marcheurs du Saint Jacques, où même les paysans locaux étaient déja des accros aux loisirs motorisés. Mais de réactions sur le respect et la préservation de nos magnifiques espaces de Lozère à part des affichages sans suite de nos élus, nous espérons une vraie prise de conscience collective qui tarde à se manifester.

Nous continuons à penser, que la meilleure démarche face aux enjeux des politiques énergétiques, c'est déja de s'informer, et de réfléchir avec bon sens, et surtout de se méfier d'un discours dominant, qui est abondamment "marketté" par un lobby très organisé, et très soucieux de préserver ses rentes financières.

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En Aubrac des espaces et des ciels extraordinaires
(photographie extrait du site numérique de l'enquête publique)





jeudi 23 mars 2017

Encore un nouveau projet éolien en Lozère à Lachamp

Il parait qu'il ne se passe jamais rien en Lozère, et bien détrompez vous il faut savoir lire entre les lignes, des décisions qui se prennent en douceur, et quand vous vous réveillez il est souvent trop tard.

Nous vous signalons un nouveau projet éolien à l'enquête sur le secteur de Lachamp, ; ce n'est pas un projet qui sort d'un chapeau, mais un projet d'un promoteur qui arrive à ses fins, c'est à dire essayer de faire accepter un projet industriel d'équipements de très grande hauteur  (180m), dans un lieu de Lozère en balcon sur le bassin du lot, à l'intersection de nos grands massifs (Margeride, Aubrac, Cévennes et Causses), et bien entendu en dehors des zones jugées compatibles par l'étude DDT sur les sensibilités paysagères et naturalistes de la Lozère à l'éolien industriel.

Mais nos décideurs y sont peu sensibilisés ; ah ils savent  parler des paysages, citer des références universitaires, mais face au discours dominant sur le renouvelable, alors là ils oublient les nombreux textes de protection du paysage . Nous l'avons constaté lors de notre rencontre de plusieurs associations avec le Secrétaire Général de la préfecture et le directeur adjoint de la DDT, qui proposaient une adaptation de l'étude de sensibilités de la Lozère à l'éolien, pour en fait ouvrir la colonisation de nouveaux espaces, face à la pression des promoteurs ;  mais ils ne nous avaient pas informés de ce dossier de Lachamp.  Eh oui le projet de Lachamp comme d'autres projets dans les cartons, étant implantés hors des zones propices, il faut adapter l'étude DDT ; déja que sur le projet éolien du Born  il s'est fait n'importe quoi ( hors des zones propices de l'étude DDT, en balcon sur le site UNESCO, avec le risque de destruction d'espèces protégées...)

A l'heure où au niveau national on est pas très clair, il est dommage que dans un petit département rural de montagne il ne soit pas possible d'élever le niveau de réflexion en matière d'aménagement. Nous essayons d'y participer en faisant part au Secretaire Général et au directeur adjoint de la DDT, de notre perception de certains enjeux locaux.

Nous ne savons pas qu'elle sera l'issue de notre démarche engagée depuis de nombreuses années. La Lozère est un espace extraordinaire et les élus et nos décideurs locaux n'ont pas le droit à l'erreur. Et nous ne sommes pas d'accord avec une réponse telle celle de Carole Delga à un de nos courriers ;

oui les élus sont légitimes pour décider , mais ils n'ont pas le droit de faire n'importe quoi, et la démocratie c'est de tout faire pour être en phase après concertation avec les enjeux de la population et du territoire..

A voir ce qui se passe sur notre secteur de Peyre en Aubrac où notre élu ne nous répond jamais, nous avons des doutes sur la capacité de notre présidente régionale à comprendre ce qui se passe sur le terrain réel, quand elle nous parle aussi de la gouvernance.

Et tout ça pour une politique énergétique, où nos élus locaux ne voient que le pognon, où la plupart de nos élus nationaux et régionaux sont dans le discours dominant creux.  Aussi pour mieux analyser les enjeux essayez de comprendre l'article du Monde de l'Energie, et si vous prêter un peu d'attention à cet article il est facile de comprendre que massacrer la Lozère pour quelques MW n'a aucun intérêt national. (cherchez l'erreur).

Notre présidente régionale est aussi pour une région à énergie positive, mais qu'elle énergie positive !!!!! En Lozère nous produisons déja l'équivalent de notre consommation électrique en énergie renouvelable, il nous faudrait donc être encore plus positif que positif. On nous prend vraiment pour des demeurés.

Pourtant nous avons des espaces extraordinaires

Alors exprimons nous auprès de nos élus et des enquêtes publiques

vendredi 17 mars 2017

Un livre pour les Lozériens, avant que nos espaces soient défigurés

Un livre pour les lozériens qui ne veulent pas mourir idiots, dans un territoire rural de montagne défiguré. Nos élus devraient commander ce livre pour leur bibliothèque, nous mettons en lien l'adresse de l'éditeur.

Actuellement se tient l'enquête publique pour le Parc Naturel Régional de l'Aubrac. Vous pouvez faire des observations sur ce beau projet soit sur le site numérique de l'enquête, soit en allant dans les 3 mairies de Lozère où vous trouverez un registre d'enquête à votre disposition ( Peyre en Aubrac, Nasbinals, Fournels)  et ce jusqu'à la fin du mois de mars.

Sur le site numérique de l'enquête beaucoup d'observations contre le PNR, soit disant face au risque d'interdiction de la pratique des loisirs motorisés. Pourtant il suffit d'aller lire les documents du PNR sur son site, pour vérifier qu'il n'y a pas de grands risques en la matière ; sauf une volonté d'organiser une pratique plus respectueuse des lieux les plus emblématiques. Il est cité essentiellement le chemin de Saint Jacques. Mais pour  nous qui pratiquons ces lieux, il nous semble évident par exemple que les véhicules motorisés (quad, moto-trail,...) soient stationnés sur le parking du site de la cascade du Déroc et qu'ils respectent le court chemin d'accès à la cascade. C'est d'ailleurs ce qui se fait aujourd'hui. Aller sur le site du PNR lire le mémoire en réponse et plus particulièrement le texte concernant la mesure n°5. Il faudrait que nos motards qui aiment comme nous cet espace exceptionnel fassent l'effort de lire, avant de s'inscrire dans des réactions de groupe très formatées et hors sujet.

Certains vont répondre qu'il en est de même pour les très nombreuses observations contre l'éolien industriel. Mais là le risque est réel, il suffit d'aller se renseigner auprès des habitants de la Chaze de Peyre, qui sont confrontés à un projet éolien en cours d'instruction. Et le "ça ne se fera pas" de certains élus, nous inquiètent, soit ils sont incompétants et ne comprennent rien, soit ils sont insuffisamment formés et informés, soit ils ont un faux discours pour endormir la population, car il est évident que le promoteur veut voir aboutir son projet, d'ailleurs s'il a remonté son mat de mesure,  ce n'est pas pour faire beau dans le paysage.
Et le risque est grand, un PNR n'est pas un document avec des effets réglementaires vis à vis des tiers ; mais heureusement l'affichage du caractère d'incompabilité des éoliennes peut nous garantir une exclusion de ces énormes machines à plusieurs conditions :
- il faut que la population soutienne ce projet de PNR, et s'exprime clairement contre l'éolien (ce qui est effectivement le cas sur le site numérique)
- il faut que tous les élus soutiennent ce projet, et ensuite adhèrent au PNR
- il faut que ces soutiens aboutissent à la validation du PNR
- et il faudra ensuite que la structure du PNR et les services de l'Etat harmonisent leurs décisions en respectant les principes de la charte. C'est ce que prévoient les textes dont l'article L331.1  du code de l'environnement
"V. - L'Etat et les collectivités territoriales adhérant à la charte appliquent les orientations et les mesures de la charte dans l'exercice de leurs compétences sur le territoire du parc. Ils assurent, en conséquence, la cohérence de leurs actions et des moyens qu'ils y consacrent."
- et il faudra le rappeler aux services de l'Etat, qui appliquent parfois les textes en fonction de leurs interprétations. Ce que nous avons fait pour avoir accès au dossier d'autorisation unique du projet éolien de la Chaze de Peyre en rappelant les principes d'accès aux documents administratifs.


Pour l'instant nos élus de Lozère sont un peu frileux et même absents dans leurs expressions à l'enquête publique ; pourtant il y en a qui s'expriment avec une clarté et une intelligence que nous voudrions bien voir de ce coté de la Croix des Trois Evêques.
 Nous vous conseillons de lire cet avis du premier adjoint de Sainte Urcize, avis récupéré sur le site numérique de l'enquête.

Et à Saint Chély, il y a une excellente librairie "Le Rouge et le Noir", vous pouvez aller commander le livre de Jean louis Butré "Eolien, une catastrophe silencieuse".


A La Chaze de Peyre les éoliennes au dos de ce panorama domineront la Terre de Peyre.
Si nous ne nous exprimons pas, la France défigurée sera sous nos pieds, à la porte de nos maisons.