lundi 13 février 2017

Soutenons le Parc Naturel Régional (PNR) de l'Aubrac

Nous vous appelons à soutenir le Parc Naturel Régional (PNR) de l'Aubrac. Une enquête publique est programmée du 27 février au 30 mars, pour recueillir les observations des habitants et plus sur ce beau projet.
Vous avez en lien , les lieux de consultation du dossier et des permanences des commissaires enquêteurs.

L'information sur ce projet n'a pas été très généreuse ces dernières années dans nos médias locaux. Pourtant ce projet est exceptionnel pour redonner une dynamique à notre Terre de Peyre. C'est assez extraordinaire : de nombreux lozériens vont en vacances, ou en séjour dans les PNR de France, et sont conscients lors de leurs séjours de la dynamique résultant de l'existence  d'un PNR, et là sous leurs pieds ils ont un territoire exceptionnel à valoriser, et jusqu'à ces derniers jours c'est l'encéphalogramme plat..
 Alors qu'attendons nous, pour aller s'exprimer à l'enquête publique , ; et surtout être plus réactifs que nos élus lozériens ;  quand nous regardons l'histoire de l'inscription UNESCO Causses Cévennes, ils ont pris le train en marche, et encore aujourd'hui ils sont dans le discours, mais ont du mal à bâtir de vrais projets durables. Et sur le PNR Aubrac cherchez un discours qui se tient de nos élus lozériens dans la presse locale, vous seriez surpris par une certaine indigence.

Alors allons nombreux soutenir ce projet à l'échelle de nos territoires pour :
- valoriser l'économie agricole
- valoriser l'activité touristique
- valoriser l'attrait du pays pour attirer des entreprises
- valoriser notre territoire et notre culture identitaires face à une métropolisation et une mondialisation, qui poussent les habitants dans une frilosité, et plus grave vers un rejet sociétal du type Front national.
- être fier d'un patrimoine naturel, paysager, architectural, qui est exceptionnel, reconnu par des pointures professionnelles à l'échelle nationale et plus encore. Patrimoine qui est largement pris en compte dans la chartre du Parc;
- refuser la colonisation de l'Aubrac par des éoliennes industrielles, qui sont un non-sens par rapport à l'identité des lieux et une arnaque en terme d'économie et d'énergie.
- mais surtout faire acte de citoyen averti et responsable..

Pour illustrer la qualité des espaces de l'Aubrac, le mieux c'est d'aller sur le site d'Arnauld Millot. Mais véritablement, le mieux c'est une bonne paire de chaussures, et un sac à dos.

Une vision panoramique depuis la cascade du Déroc

Vous ne pouvez qu'aller donner un avis favorable motivé à ce projet de PNR Aubrac.

samedi 11 février 2017

Un discours dominant qui peut tout se permettre, même en lozère

Pour alimenter l'information et la réflexion, nous vous mettons en lien un article de Contrepoints sur la question du réchauffement climatique. Face à la complexité du fonctionnement de notre cocotte minute terrestre, il n'est pas facile d'y voir clair.
Depuis quelques années,  quelques voix s'élèvent pour critiquer la position du GIEC, d'être trop politique, et d'orienter uniquement les conclusions des études vers une approche priorisant la théorie du réchauffement climatique. Rappelez vous la mise à la porte l'automne dernier du directeur de la météo de France 2 qui avait osé écrire un livre non pas contestataire, mais soulevant les bonnes questions sur le sujet. Ce n'est facile aujourd'hui quand on veut sortir du discours dominant de rester un esprit libre.

Et en Lozère, c'est encore plus difficile, avec une classe politique qui n'est pas exceptionnelle, et une presse qui fait plus dans les faits divers, que dans la presse d'opinion.
Et en Lozère, c'est encore plus difficile, dans un département très rural, de s'opposer à une filière éolienne qui apporte de l'argent facile à des élus à la recherche de rentrées fiscales pour gonfler leur budget, et pour le projet de "la ferme éolienne de la Terre de Peyre" une société qui s'implante sur les terrains de la famille d'un conseiller municipal, et les terrains de 2 anciens maires, maires délégués de Peyre en Aubrac depuis début 2017. A croire que le discours dominant peut tout permettre, même le risque de prise illégale d'intérêt.

Mais le rouleau compresseur du discours dominant et de la désinformation continue ; ces derniers temps dans la presse nationale de nombreux articles ont mis en avant le fait qu'en Europe, la filière éolienne avait dépassée en puissance la filière carbonnée. Par contre ces articles ont oublié de préciser que le coefficient de charge de la filière éolienne étant de l'ordre de 20%, dans la réalité la production éolienne est loin d'être équivalente.

Par exemple en Allemagne

En 2016, l’éolien allemand n’a produit que 13% de l’électricité de ce pays. 50 % de l’électricité a été produite avec de la lignite (24%), du charbon (18%), et du gaz (8%)
    Et c'est avec ce discours de sauveur de la planète, que le promoteur de "la ferme éolienne de la Terre de Peyre " veut venir dégrader la qualité de notre territoire aux portes de l'Aubrac. Mais ce qui est plus grave dans notre société démocratique c'est que les promoteurs justifient à ce titre leurs projets dans les études d'impacts, et qu'ensuite les commissaires utilisent ces arguments pour fonder des avis favorables.
Mais ces mêmes commissaires enquêteurs, quand en tant que citoyens nous contestons le bien fondé de la filière éolienne en rappelant même des écrits  de la Cour des Comptes, il nous  rétorquent que nos observations sont hors sujet, car soit disant une enquête publique est là pour traiter un projet précis, mais non la politique nationale, ou les arguments d'ordre généraux justifiant le projet dans l'étude d'impact.

Notre société n'a pas évolué, et en France où la presse britannique nous a suite à un récent scandale politique traité de république bananière, tout est possible. C'est le cas de cette demande d'une autorisation d'un projet éolien contestable sur la Terre de Peyre, dans un territoire reconnu comme non opportun à l'éolien industriel :


-               Il n’y a pas de texte qui interdit d’afficher des motifs d’exclusion des éoliennes industrielles dans l’Aubrac.
-               Il n’y a aucun objectif de puissance éolienne en Lozère défini par le schéma régional éolien, et le département produit actuellement en énergie renouvelable plus de 60% de sa consommation.
-               Le schéma régional éolien a affiché que l’éolien n’est pas opportun dans le territoire qui correspond à l’unité de paysage « le plateau ouvert de l’Aubrac » défini dans l’atlas régional des paysages.
-               Le schéma régional éolien préconise la prise en compte de l’étude des sensibilités paysagères et naturalistes de la Lozère à l’éolien industriel, étude financée et suivie par la DREAL, présentée officiellement par le préfet en octobre 2012, cette étude affiche le principe de l’exclusion de l’éolien industriel sur l’Aubrac
-               L’assemblée départementale a délibéré en décembre 2012 contre l’éolien industriel en Lozère.
-               Le syndicat de préfiguration du PNR Aubrac a voté le principe de l’exclusion de l’éolien industriel dans le périmètre du PNR. Principe inscrit dans le projet de charte et non contesté au niveau ministériel lors de la consultation préalable avant enquête publique.
-              Les caractéristiques paysagères de l’Aubrac sont reconnues dans l’atlas des paysages, par les professionnels de l’histoire et de la géographie, dans l’étude sur les sensibilités paysagères de la Lozère, dans les documents d’analyse préparatoire à la charte de PNR  etc….

au risque de voir le Front National arriver en tête aux prochaines élections présidentielles.

Mais il faut rester optimistes et réactifs car en Aubrac nous avons encore des espaces extraordinaires










mercredi 8 février 2017

Informons nous sur l'éolien en Aubrac, Lozère

La règle en France des 500 m par rapport aux habitations n'a rien à voir avec des précautions de sécurité par rapport au bruit ; d'ailleurs sur ce point il n'y en a pas, puisque le lobby éolien a réussi à faire déroger au code de la santé en faisant valider un principe de dérogation pour les éoliennes en pouvant dépasser les seuils réglementaires de +3db la nuit et de +5db le jour, fixés par le code de la santé.
La règle des 500 m par rapport aux habitations est en fait une simple règle mécanique de protection des habitants contre la projection de débris de pales en cas d'accélération des machines par grand vent ; il faut savoir qu'un rapport du Conseil général des Ponts et Chaussées, à précisé qu'en cas d'accélération des machines par grand vent, vu la vitesse de rotation des pales, la force centripète pouvait projeter des débris de pales de plusieurs dizaines de kilos à environ 1000m. Il faut savoir qu'une pale d'un projet aujourd'hui pèse environ 7 tonnes, alors imaginez une pale qui tombe de plus de 80m à 100 m de haut sur un lieu habité, il faut savoir que le bloc machine peut peser lui environ entre 50 et 70 tonnes, imaginez les dégats quand çà tombe.
Et tout çà peut tomber, voir le cas récent en bordure d'une route italienne.

Quand aux problèmes de bruit et d'infra-sons nous attendons toujours les conclusions de l'agence nationale de la santé, d'une étude promise dans les années 2000, et lancée il y a 2 ans. En France comme toujours nous sommes en retard, alors qu'il y a de très nombreuses études européennes, australiennes, canadiennes, etc... qui démontrent les impacts sanitaires en particuliers des infrasons, comme le souligne la FED lors de son audition par l'ANSES
Sur le projet de Peyre en Aubrac nous aurons des nuisances sanitaires, malgré les dénégations de l'étude d'impact.

Mais le lobby éolien est efficace, il a réussi à ce que nos hauts cadres de la DREAL disent n'importe quoi, comme par exemple lors de la rencontre avec le collectif  Toutes Nos Energies qui demande un moratoire de l'éolien en Occitanie, et ce au vu du compte rendu de la réunion.
- oh sur ce point du moratoire, point de réponse de la DREAL
- mais sur la problématique de l'éolien dans le futur PNR Aubrac nos cadres font dans la langue de bois : tout d'abord il faut des éoliennes car il y a la loi NOTRE, or cette loi n'a jamais dit qu'il fallait pourrir nos espaces ruraux de montagne avec l'éolien industriel ; puis un PNR ce ne doit pas être la sancturisation d'un territoire, comme ci le fait de se prononcer sur l'exclusion des éoliennes dans un territoire exceptionnel c'était être contre tout ; enfin le commentaire d'un fonctionnaire qui n'a aucune culture :  un PNR n'a pas de caractère réglementaire, ce qui insinue qu'on  ne peut motiver un refus, alors qu'il existe une multitude de textes applicables (loi montagne, loi paysage, RNU, directives habitat,...qui s'appuyant sur la réalité des intérêts patrimoniaux reconnus par le PNR permettent sans état d'âme de refuser un projet. Le préfet de Lozère l'a bien fait pour un projet sur Balsièges.

En fait pour certains de nos élus et de nos fonctionnaires, il n'y a de durable dans leurs discours (au sens environnemental) que le bois de leur langue de bois, par contre le durable sur des positions très contestables, lui est permanent depuis que le lobby éolien à constaté que la haute Lozère était un terrain de chasse idéal, facile et prometteur.

C'est suite au malaise que génèrent des discours et des choix délétères, que progresse un Front National qui lui s'affiche contre l'éolien industriel, et qu'il propose un moratoire sur l'éolien industriel.
Et en Lozère sur l'Aubrac, nous notons un électorat qui penche de plus en plus dans leur vote pour le Front National , mais qui ne se bouge pas quand émergent des projets d'implantations très contestables, bizarre, bizarre!!!!!

Une réalité politique et sociale qui devrait faire réfléchir notre élu principal de Peyre en Aubrac, de la CC, et du canton. Surtout quand nous avons un patrimoine exceptionnel, et surtout des problématiques de développement qui seront perturbées durablement si un mitage éolien se développait sur l'Aubrac.

Les élus qui ont signé une promesse de bail au promoteur pour les éoliennes de " la ferme éolienne de la Terre de Peyre", eux n'ont pas eu d'état d'âme en permettant la réalisation d'un projet industriel inacceptable dans notre territoire. Et là comme dans le cadre de l'actualité sur la transparence d'un certain  premier ministre, ce n'est pas sûr qu'ils soient en tant qu'élus juridiquement dans la légalité ; et d'un point de vue moral, nous les laissons s'excuser auprès de leurs voisins immédiats qui seront durablement impactés.

Pour nous, face aux enjeux stratégiques de gestion de nos territoires de l'Aubrac et de la Lozère, ils sont inexcusables. On ne vend pas son âme pour un plat de lentille.

Nous avons eu par le passé l'usage pour certains élus de l'expression : "responsables mais pas coupables" ; dans le cas présent nous pourrions modifier cette expression par : irresponsables et peut être coupables.

L'avenir nous le dira si le préfet réagit face à une suspicion de prise illégale d'intérêt  ; c'est une obligation comme le précise le ministre de l'intérieur suite à une question écrite au Sénat.