Dans notre message du 23 janvier, nous concluons sur les risques de désertification de la Margeride, en rappelant la baisse de la démographie en Lozère.
Ce qui est surprenant c'est que dans un article du 26 janvier du quotidien "Economie Matin", il est fait part de la même problématique de dévitalisation de notre monde rural.
Lisez bien cet article, il fait référence au rapport sur l'hyper-ruralité d'Alain Bertrand, notre sénateur de Lozère.
Mais notre sénateur est bien en phase avec nos politiques actuels ; en général ils posent le bon diagnostic, mais ensuite ils sont incapables d'apporter les bonnes solutions.
Pour Bertrand, le constat de la situation de nos pays ruraux est cohérent ; par contre là où il y a incohérence c'est quand Bertrand propose de développer l'éolien industriel en Lozère, et ce qui est plus grave c'est quand son attachée parlementaire Aurélie Maillols, vice présidente de la région pour la montagne se déclare pour "l'éolien collaboratif".
Ne nous laissons pas enfumer par des politiques, qui ne voient que leurs carrières, mais soyons lucides sur la réalité de notre pays rural de montagne.
Et aller exprimer un avis défavorable motivé à l'enquête publique de Lou Paou II ; elle se termine vendredi prochain 5 février.
Nous avons encore des panoramas exceptionnels sur la Lozère depuis la crête de la Margeride ; si les lozériens ne se bougent pas, dans quelques années la Lozère aura perdu une partie de son identité.
jeudi 28 janvier 2016
lundi 25 janvier 2016
Non à l'éolien"collaboratif" en zone de montagne en Lozère
Les élections régionales en Lozère sont déja passées, et nous avons maintenant une vice-présidente chargée de la montagne.
Espèrons qu'elle ne sera pas une facilitatrice du mitage éolien de notre belle Lozère. mais nous avons le droit d'avoir des doutes.
Dans un message adressé à l'association de protection des gorges du Bès et de la Truyère, elle annonçait la couleur : "être pour l'éolien collaboratif". (voir en fin de la page du site).
Nous lui avons alors fait part de nos observations dans un mel du 05.12.2015
Bien entendu nous n'avons pas eu de réponse ; c'est dire que le débat démocratique même en Lozère est au plus bas.
La notion d'éolien "collaboratif" ou "participatif" est portée par quelques élus lozériens (Bertrand, Maillols, Suau,...), qui portent ce discours pour favoriser l'implantation des projets éoliens, et ce face à un auditoire peu informé, mais dès qu'ils ont en face d'eux un auditoire qui a des éléments fondés de rejet, ces mêmes élus se font plus discrets, ils n'ont pas le temps, ou ils ont un rendez vous urgent pour empêcher tout débat contradictoire et démocratique.
Mais pour conclure cette page sur l'éolien "collaboratif" nous vous mettons en lien un article du "Parisien" sur cette arnaque et les risques de cette démarche tant vantée par notre jeune élue de la région.
Face à nos paysages lozériens ce discours sur le collaboratif est le signe d'un manque évident de culture et de respect de ce qui a construit notre identité lozérienne
Espèrons qu'elle ne sera pas une facilitatrice du mitage éolien de notre belle Lozère. mais nous avons le droit d'avoir des doutes.
Dans un message adressé à l'association de protection des gorges du Bès et de la Truyère, elle annonçait la couleur : "être pour l'éolien collaboratif". (voir en fin de la page du site).
Nous lui avons alors fait part de nos observations dans un mel du 05.12.2015
A l'attention d'Aurélie Maillols
Il
nous a été transmis le message que vous avez envoyé à l'association pour
la protection des bassins du Bès et de la Truyère par l'intermédiaire
de leur site web.
Nous vous avons rencontré lors de votre
passage en mairie d'Aumont Aubrac dans le cadre de votre campagne pour
les régionales; nous vous avions alors fait part de nos préoccupations
face au risque de mitage de nos espaces encore exceptionnels par
l'éolien industriel en Lozère.
Nous n'avons alors pas entendu la position que vous avez exprimé à l'association du Bès et de la Truyère.
Votre position transmise dans ce message est très critiquable sur les points suivants :
Vous
avez le droit de penser que la France pourrait atteindre une
indépendance énergétique avec des énergies renouvelables à des coûts
raisonnables ; en France heureusement on a encore le droit de penser, et
le Front national a le droit de penser, ce n'est pas pour autant que
l'on est d'accord avec ses idées. Pour l'approche énergétique de la
France il vous faudra vous renseigner, et ne pas afficher une utopie
irréaliste face aux nombreux problèmes techniques à résoudre et face aux
coût exorbitants des solutions actuelles. Vous devriez savoir que le
fameux rapport de l'ADEME sur les 100% d'énergie renouvelable en France
n'a jamais été approuvé, ni même discuté, par le gouvernement.
Vous
devriez savoir que l'éolien industriel ne crée pas d'emploi local, où
alors au poste de conseiller régional que vous briguez il vous faudra
vous informer pour être une élue responsable. A moins que vous prenez
pour de l'argent comptant les estimations très contestables des 3000
emplois qui seraient créés par l'éolien en région Languedoc Roussillon (
voir le schéma régional éolien).
Vous
parlez de projet collaboratif (mot qui prête à une interprétation
honteuse de notre histoire nationale) ; c'est à dire que vous seriez
favorable à de l'éolien industriel qui ne crée pas d'emploi local,
bizarre, bizarre. Pour l'instant les quelques projets dits
"participatifs" sont de la poudre aux yeux, utilisée par les promoteurs
pour avoir un accueil local favorable à leur projet industriel et
financier (investissement local proposé aux particuliers très très très
faible, et sur des durées très courtes), les promoteurs se réservant
l'intérêt financier et fiscal actuellement très confortable de
l'investissement. Les investissements par projet sont de l'ordre de 20 à
30M€, et nous ne voyons pas en Lozère où l'investissement dans
l'industrie est très faible, comment monter de telles opérations, et
nous ne voyons pas comment des collectivités publiques dont ce n'est pas
le rôle pourraient s'impliquer dans de tels montages.
Quand
à l'implantation de projets dit collaboratifs, nous ne voyons pas
comment vous pouvez les envisager sur les Causses et pourquoi pas les
Cévennes ; en fait aujourd'hui
la question de l'éolien industriel en Lozère se pose sur la Margeride
et les rebords de l'Aubrac. L'étude de la DDT dans sa première partie
diagnostic montre très bien qu'il n'est pas opportun de développer
l'éolien industriel sur ces espaces, et la majorité du département l'a
même exprimé dans une délibération fin 2012.
Enfin nous ne voyons pas en quoi vous auriez la légitimité d'étudier les dossiers qui seraient proposés.
Mais vous avez toujours le droit de penser.
Avec nos salutations citoyennes
Bien entendu nous n'avons pas eu de réponse ; c'est dire que le débat démocratique même en Lozère est au plus bas.
La notion d'éolien "collaboratif" ou "participatif" est portée par quelques élus lozériens (Bertrand, Maillols, Suau,...), qui portent ce discours pour favoriser l'implantation des projets éoliens, et ce face à un auditoire peu informé, mais dès qu'ils ont en face d'eux un auditoire qui a des éléments fondés de rejet, ces mêmes élus se font plus discrets, ils n'ont pas le temps, ou ils ont un rendez vous urgent pour empêcher tout débat contradictoire et démocratique.
Mais pour conclure cette page sur l'éolien "collaboratif" nous vous mettons en lien un article du "Parisien" sur cette arnaque et les risques de cette démarche tant vantée par notre jeune élue de la région.
Face à nos paysages lozériens ce discours sur le collaboratif est le signe d'un manque évident de culture et de respect de ce qui a construit notre identité lozérienne
samedi 23 janvier 2016
La "soumission" de quelques élus en Lozère devant l'éolien industriel
Nous vous mettons en lien un article de FR 3, concernant le projet éolien Lou Paou II sur la commune de Servières . Un mauvais projet pour la Lozère, car si ce projet est autorisé c'est à terme le mitage de la Margeride.
Les financiers de l'éolien ont le temps devant eux pour gagner facilement de l'argent sur notre dos (en étant hyper subventionnés à partir de taxes sur la consommation, en détruisant petit à petit notre cadre de vie et notre environnement).
Nous avons Lou Paou I, et bien vous aurez Lou Paou II., et ensuite Le Born II, et pourquoi pas Chamcate II et ainsi de suite, comme le projet modificatif du permis d'Arzenc pour augmenter le nombre d'éoliennes du permis autorisé.
Et pendant ce temps aucun réel débat sur cette problématique de l'éolien en Lozère ; tout se fait de façon rampante pour mettre les gens devant le fait accompli ; et quand les projets sont bien avancés il est trop tard.
Un certain Houellebecq a écrit un ouvrage "Soumission", qui montre que notre société à force d'avoir la tête dans le sable pour ne pas regarder la réalité en face, en vient à accepter le pire.
En Lozère nous sommes encore dans la "soumission" ; il fut un temps où nos élus ne savaient que courir après les subventions, démarche de facilité qui a endormi les forces vives de la Lozère. Aujourd'hui certains élus sont dans la même façon de pensée, mais comme les subventions sont à la baisse, ils courent après l'argent facile du business de l'éolien industriel, comme le dit le maire de Servières dans l'interview de France 3..
Pourtant l'avenir d'un pays s'est toujours fait sur le sens de l'initiative, et la mise en place de vrais projets de développement. En lozère on attend toujours, la démographie le montre, alors qu'en France le taux d'augmentation de la démographie est le plus fort aujourd'hui dans le monde rural, en Lozère nous avons depuis 2008 une baisse de la population. (voir article de Midi libre de 2013, et dernier Lozère Nouvelle).
Finalement ce n'est pas le réchauffement climatique qui va transformer la Margeride en désert, mais de mauvais choix d'aménagement, et l'éolien industriel en est le risque le plus important.
Face à ce défi, sachons garder le cap dans nos positions de défense de notre environnement
Les financiers de l'éolien ont le temps devant eux pour gagner facilement de l'argent sur notre dos (en étant hyper subventionnés à partir de taxes sur la consommation, en détruisant petit à petit notre cadre de vie et notre environnement).
Nous avons Lou Paou I, et bien vous aurez Lou Paou II., et ensuite Le Born II, et pourquoi pas Chamcate II et ainsi de suite, comme le projet modificatif du permis d'Arzenc pour augmenter le nombre d'éoliennes du permis autorisé.
Et pendant ce temps aucun réel débat sur cette problématique de l'éolien en Lozère ; tout se fait de façon rampante pour mettre les gens devant le fait accompli ; et quand les projets sont bien avancés il est trop tard.
Un certain Houellebecq a écrit un ouvrage "Soumission", qui montre que notre société à force d'avoir la tête dans le sable pour ne pas regarder la réalité en face, en vient à accepter le pire.
En Lozère nous sommes encore dans la "soumission" ; il fut un temps où nos élus ne savaient que courir après les subventions, démarche de facilité qui a endormi les forces vives de la Lozère. Aujourd'hui certains élus sont dans la même façon de pensée, mais comme les subventions sont à la baisse, ils courent après l'argent facile du business de l'éolien industriel, comme le dit le maire de Servières dans l'interview de France 3..
Pourtant l'avenir d'un pays s'est toujours fait sur le sens de l'initiative, et la mise en place de vrais projets de développement. En lozère on attend toujours, la démographie le montre, alors qu'en France le taux d'augmentation de la démographie est le plus fort aujourd'hui dans le monde rural, en Lozère nous avons depuis 2008 une baisse de la population. (voir article de Midi libre de 2013, et dernier Lozère Nouvelle).
Finalement ce n'est pas le réchauffement climatique qui va transformer la Margeride en désert, mais de mauvais choix d'aménagement, et l'éolien industriel en est le risque le plus important.
Face à ce défi, sachons garder le cap dans nos positions de défense de notre environnement
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